TÉLÉCHARGER FILM AL MASSIR

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Petit miracle du cinéma : là où tout était réuni pour faire de ce quasi-péplum un pensum à message asséné, Youssef Chahine batifole à plaisir. Rendez-vous amoureux, incendies, guets-apens, tout lui est prétexte à presser le mouvement, à faire cavaler le drame, à fouetter les conventions du genre, pourtant bien arrêtées. Tout n'est pas inoubliable au fil de ce Destin lorgnant sur Dumas et Shakespeare. Mais tout coule sur un tempo enlevé qui contraste avec la gravité du sujet. Chaque fois, le barde Marwan est là pour signifier que le désir de vie doit l'emporter sur l'instinct de mort, qu'il s'agisse de retrouver le goût de chanter après un malheureux coup de sabot ou d'arracher le jeune Abdallah à la funeste influence de l'émir et de ses sbires.

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Youssef Chahine au Liban : un cinéaste engagé dans l'enseignement (photo)

Or, la sélection de certaines données historiques suppose le recours à des procédés fictionnels indispensables pour la construction de tout récit filmique. Le peuple égyptien découvre le cinéma à travers les films des Frères Lumière.

Malgré la censure politique, la révolution des Officiers Libres en a permis une création cinématographique abondante et de qualité 4. Cette dernière lui préfère le robuste portefaix. Cette période a également vu naître le genre patriotique, auquel Chahine contribue par exemple avec Saladin Durant cette période de crise, le réalisateur réussit à maintenir le cinéma égyptien en vie, réalisant cinq films entre et Iskandariyah… lih?

Vient ensuite le très puissant cheikh Riad Ahmed Fouad Selim. Enfin, vient Averroès, homme tolérant, chaleureux et bon vivant, entouré de ses disciples, dont le fils aîné du calife, le poète Marwan Mohamed Mounir et Manuella Laila Eloui , la charmante gitane.

Peu après, les lois sur la pureté du sang on été promulguées. De nombreuses écoles et une importante biblio-thèque y ont été fondées.

Les grandes universités musulmanes y ont enseigné la médecine, les mathématiques, la philosophie et la littérature. Cordoue est devenue le haut lieu de la philosophie arabe avec Averroès et juive avec Maïmonide, Ici, ce sont les catholiques qui brûlent, persécutent, châtient, rappelant d'emblée que l'intégrisme n'est pas l'apanage du seul Islam.

Aussitôt après, le film nous transporte en Andalousie.

Dans un somptueux Palais, le Calife Mansour règne avec la gloire sans partage d'un prince qui vient de vaincre les infidèles, convaincu désormais de son infaillibilité tu as raison même quand tu pètes, lui dit un de ses proches. Cordoue est alors une ville ouverte où toutes les cultures se croisent dans la plus grande tolérance: musulmans, juifs, chrétiens, gitans C'est une ville épanouie et heureuse où on chante et danse à tout propos, où les esprits s'aiguisent confrontés à tous ces courants de pensées.

Les hommes et les femmes ont un rapport d'égalité qu'on ne soupçonnait pas, et les femmes y sont magnifiques dans cette absence de contraintes. La façon de vivre d'Averroès, son humour, son goût charnel pour la vie, son amour partagé pour ceux qui l'entourent rayonnent d'un bonheur réconfortant.

Autour du philosophe se réunissent poètes, écrivains, jeunes gens aux yeux noirs, belles femmes sensuelles: leur appétit pour toutes les formes d'expression des choses de l'esprit est une célébration constante de la vie dans tous ses éclats.

Les fils du Calife sont beaux comme des dieux.

Présentation au sujet: "Le Destin (المصير, Al-Massir)"— Transcription de la présentation:

Le cadet n'aime que la danse où il excelle, toujours fourré au cabaret où Sarah, la belle gitane se fait un plaisir de lui donner la réplique Averroès a l'oreille du Calife, il fait partie de ceux qui, dans son entourage ont quelque influence. Mais le vaniteux Mansour est de plus en plus sensible aux conseils du puissant Cheikh Riad, sombre et beau leader d'une sorte de secte de "fous de Dieu" dont la parenté avec nos intolérants intégristes n'a rien de fortuit et qui brûlent les livres, voilent les femmes, proclament qu'un bon musulman ne doit chanter ni danser Séduit par l'idée de voir son pouvoir s'étendre encore, agacé par l'idée de prétendus complots, Mansour ne se rend pas compte que peu à peu, Cheikh Riad lui vole son autorité, y compris sur son jeune fils embrigadé par les fanatiques Les péripéties qui vont suivre s'enchaînent, multiples, avec rapidité et brio.

Mais l'action n'est jamais gratuite, jamais dissociée de son sens profond.